ALGÉRIE   2015, ANNÉE DE TOUS LES DANGERS POUR L’ÉCONOMIE

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  • #5387 Reply

    Faro
    Keymaster

    Etes-vous d’accord avec cette analyse?

    • #24028 Reply

      Marilu

      You really saved my skin with this inftamroion. Thanks!

  • #5385 Reply

    Faro
    Keymaster

    From Afrique Inside http://afriqueinside.com/

    L’année qui arrive risque d’être agitée pour l’économie en Algérie.  Avec la chute des cours du pétrole de façon durable, le gouvernement devra revoir sa politique.

    Jusqu’à quand les cours du pétrole vont chuter?  C’est la question qui se pose en Algérie depuis maintenant plusieurs mois et l’hypothèse d’un maintien durable à de très bas niveau met désormais en péril le budget de l’année à venir. L’économie algérienne dont les revenus sont presque exclusivement tirés des recettes des exportations d’hydrocarbures pourrait connaître de fortes turbulences en 2015. Si pour le moment le gouvernement tente d’apaiser les inquiétudes réelles de la population, un certain nombre de mesures qui ont été prises démontrent que la situation est loin d’être sous contrôle.

    Le Premier ministre, Abdelmalek Sellal a d’ores et déjà prévenu que pour l’année qui arrive l’embauche de fonctionnaires serait gelée et qu’aucun recrutement ne serait possible avant 2016, peut-être plus tard. Il faut dire que la fiscalité pétrolière compte pour plus de la moitié du budget de l’Etat, qui risque d’être sérieusement entamé les prochains mois. Mais ce n’est pas tout, le chef du gouvernement a également affirmé que tous les chantiers qui ne sont pas urgents allaient être reportés à une date ultérieure, comprendre quand l’économie ira mieux. Même discours concernant les éventuelles hausses de salaires, elles risquent d’être bloquées à court terme. Le président de la République en personne a tenté d’anticiper une crise profonde en avertissant les algériens que les conséquences de la chute des cours du pétrole auront des conséquences imprévisibles.

    Un modèle économique dépassé

    Le Sahara blend peine désormais à atteindre les 56 dollars, et dans les semaines à venir il n’est pas exclu qu’il passe sous la barre des 50 dollars ce qui d’un point de vue symbolique pourrait accentuer les dégâts économiques. Si cette baisse du prix des hydrocarbures est en train d’inquiéter l’ Algérie c’est parce que l’économie est intimement dépendante de l’or noir et du gaz et que son modèle est presque exclusivement bâti sur la rente. La Banque d’Algérie avait, au début du mois de septembre, déjà, sonné l’alerte. La situation financière du pays est très mauvaise et ne devrait pas s’améliorer dans l’immédiat, d’autant qu’aucune réforme de grande ampleur n’est prévue en terme économique. Alors que depuis un certain temps, le pays avait tiré un trait sur les déficits, le premier semestre a été marqué par leur retour et les chiffres qui seront bientôt publiés ne devraient pas être très bons concernant le second semestre. Cette situation met à nouveau en cause l’économie algérienne dans son ensemble et pointe la nécessité de réformes.

    Avec 97% des revenus d’exportations provenant du pétrole et du gaz, l’Algérie est en permanence soumise à la hausse ou la baisse des prix des matières premières sur la marché mondial. L’Etat, pour son budget 2015, s’est basé sur un baril de pétrole à 120 dollars alors que pour le moment on n’en est très loin. Le manque de diversification ne favorise pas la mise en place d’une économie stable et pérenne et surtout n’encourage pas les investisseurs étrangers à s’implanter sur le territoire. Le pays aura atteint un peu plus de 3% de croissance en 2013 et devrait réaliser à peine 4% en 2014 puis rester à ce niveau jusqu’en 2017. Si ce taux fait rêver de nombreux pays européens en crise, il est très largement insuffisant pour endiguer le chômage. Chaque année, pour permettre l’absorption par le marché du travail du nombre de jeunes qui sortent de l’école, il faudrait un taux de plus de 6%, objectif pour le moment irréalisable. Il y a quelques mois, le gouvernement avait annoncé qu’il visait d’ici quelques années les 7% de croissance, une annonce désormais considérée comme farfelue.

    La restructuration de l’économie en question

    La situation actuelle du pays met également en évidence le fait que malgré une très grande richesse accumulée ces dernières années en raison d’hydrocarbures au prix très élevé, l’instabilité et la fragilité économique perdurent. L’Algérie s’est exclusivement construite depuis son indépendance autour d’un modèle de développement basé sur l’exploitation de ressources naturelles. Un modèle rentier, générateur certes d’importantes devises quand le prix de ces matières premières s’envole mais qui se révèle très vulnérable aux retournements du marché comme ce fut le cas en 1986 lors de la baisse sensible des prix du pétrole, événement qui contribua fortement à la dégradation de la situation économique et sociale du pays.

    L’exploitation des hydrocarbures demeure à ce jour un avantage pour l’Algérie mais aussi un inconvénient. Aujourd’hui grâce à ses ressources, l’État algérien est riche, très riche même, il figure dans le top 15 des pays détenant les plus grandes réserves de change avec plus 200 milliards de dollars. Mais cette richesse est trompeuse et bien éphémère même si les autorités algériennes ne cessent d’affirmer que l’Algérie est hors de danger grâce à son matelas financier. A moyen terme si le pays poursuit sur ce chemin économique et que les prix du pétrole restent très bas, il est presque évident que des turbulences risquent de voir le jour, et ce, dans le meilleur des cas.

    Alors que des investissements massifs peuvent et doivent être consentis dans les technologies de télécommunications, dans la recherche, dans l’innovation, ces secteurs peinent à sortir de leur léthargie malgré les capacités financières du pays. L’État cherche officiellement à favoriser l’émergence d’une croissance économique durable sans pour autant mettre en adéquation paroles et actes. L’exploitation prochaine des gaz de schiste ne risque pas de changer la donne.

     

  • #24025 Reply

    Keyla

    Many many qutaliy points there.

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